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Peut-on tout pardonner ?

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire… et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Chacun « encaisse » à sa manière… certains se replient sur eux-mêmes pour cacher leur blessure, d’autres font mine de repartir comme si de rien n’était.

En fait, beaucoup gardent un ressentiment, éprouvant même l’envie de se venger, de rendre le mal, de blesser celui qui les a blessés ou même ceux qui ne leur ont rien fait.

Renoncer à la vengeance.

Pourtant la tentation de la vengeance est la première pierre qui empêche d’avancer sur le chemin de la pacification.

En effet cet esprit de vengeance vous garde tourné vers le passé, vous ressassez votre histoire, vous revivez sans cesse ce qui s’est passé, et cela vous empêche justement d’aller vers l’avant…

Le mal que vous projetez de faire ou que vous faites est comme un venin qui vous empoisonne et vous défigure. Vous vous avilissez, vous vous abaissez, vous n’êtes plus vous-même. Au final vous vous faites violence et vous perdez l’estime de vous-même.

Faire souffrir parce qu’on vous a fait souffrir ne fait qu’ajouter un mal à mal. Inconsciemment vous pouvez ressentir de la culpabilité, vous n’êtes pas en paix…
C’est pourquoi même si l’on se sent encore incapable de pardonner, il est urgent de décider de renoncer à la vengeance.

Pardonner, ce n’est pas nier ou oublier.

En réalité on a souvent de fausses idées du pardon. « Allez, c’est bon, c’est oublié »… « Je préfère ne plus en parler »… Pardonner, ce n’est pas oublier. D’ailleurs, il est quasiment impossible d’oublier un événement qui a provoqué en vous beaucoup d’émotion : de la peur, de la colère, de l’humiliation.

Ce n’est pas non plus nier la blessure ou l’attaque que nous avons subie. « Ce n’est pas grave, je ne t’en veux pas »… Parfois on souffre tellement d’avoir été trompé ou humilié par une personne très proche, qu’on préfère minimiser les choses ou lui chercher des excuses. « Elle m’a trompé, mais pour moi, ce n’est pas grave ».

Exprimer sa souffrance, parler de sa douleur à quelqu’un.

L’idéal pour exprimer toute cette souffrance est de trouver une oreille attentive pour être écouté. Un confident, un ami, une personne de confiance, discrète, qui ne va pas vous accabler de conseils ou chercher à tout prix à vous consoler. Parler de sa blessure permet de se sentir moins seul pour la porter.

Accepter la souffrance que l’on a subie permet de la soigner et de la transformer.

En exprimant vos émotions, vous les apaisez peu à peu, et vous identifiez mieux les points douloureux.

Comprendre celui ou celle qui nous a fait mal.

Le pardon est un cheminement assez long, qui peut prendre du temps comme une blessure qui doit cicatriser. Il y a plusieurs étapes sur ce chemin.

Mais avec le temps, peu à peu, la colère peut laisser la place à ce besoin de le comprendre. Pourquoi a-t-elle agi ainsi ? Pourquoi a-t-il eu ce geste ? Quelle était son intention ? Qu’est-ce qui peut expliquer sa violence ?

Trouver un sens à ce qu’on a subi.

Pour avancer encore sur ce chemin de guérison et de pardon, un jour, il est bon de se demander ce que l’on a retiré de positif de son épreuve. « J’ai appris à dire non quand ça ne correspond pas à mes valeurs », « J’ai plus d’attention ou de compréhension pour les autres », « J’ai cessé de chercher à me faire valoir », « Je me connais mieux », etc, etc. Toute expérience, même douloureuse , peut porter du fruit et trouver un sens.

Au départ, notre vie peut sembler détruite, comme un puzzle démantelé par ce qu’on a subi, mais peu à peu une nouvelle vision de la vie se reforme, les pièces du puzzle forme un nouveau dessin.

Plus nous sommes détruits,
plus il est important de cheminer vers le pardon pour se reconstruire.

« Il y a beaucoup de choses qu’à présent je trouve futiles. D’autres, au contraire, qui me semblent extrêmement importantes ».

Voilà pourquoi il est particulièrement important de faire ce chemin de pardon pour les grandes épreuves. Nous ne pourrons peut-être pas tout pardonner, mais plus nous sommes détruits et atteints, plus il est important d’aller vers le pardon pour pouvoir nous reconstruire.

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