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Lettre au monde : « Les moyens aux peuples de repenser la liberté »

Lettre au monde : « Les moyens aux peuples de repenser la liberté »

« Comprendre le monde est un préalable à sa transformation ». Ce proverbe anarchiste doit être au cœur de notre action. Trop souvent, l’on entend dire que le temps n’est plus à la dénonciation et que la priorité est à l’action. Mais mener un combat sans avoir au préalable de solides arguments pour gagner la bataille des idées à de grandes chances d’être perdu d’avance, tant les moyens de propagande dont disposent les classes dominantes sont nombreux.

Éclairer le peuple, c’est lui enseigner publiquement ses devoirs et ses droits.

L’homme ne doit pas se résigner à l’injustice dès lors qu’il peut agir pour y mettre un terme et faire en sorte que la justice soit possible. Il importe, pour lui comme pour le reste de l’humanité, d’agir.

Car la souffrance d’un homme est souffrance pour l’humanité. L’action est en ce sens une œuvre morale voire un devoir qui vise à empêcher la perpétuation de l’injustice dès lors que l’horizon des Lumières semble définitivement obstrué :
« Le peuple auquel on interdit l’accès aux lumières a le droit de faire la révolution. »
Du droit du peuple à faire la révolution, …. La précision est d’importance. Jamais Jean Marc Henry ne justifie le droit à la révolution de manière absolue, il ne l’envisage que comme recours ultime, « faute de mieux » en quelque sorte.

Les hommes de tous les pays sont frères, et les différents peuples doivent s’entr’aider selon leur pouvoir, comme les citoyens du même Etat. Celui qui opprime une nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme, doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins.

Écoutez vous tous cette clameur qui monte dans le monde comme le bruit du vent dans les feuilles, ce son n’a pas de nom mais il est un signal. Celui de la force du peuple, quand il surgit dans son histoire ! Je savais que vous seriez là, je savais qu’elle est inépuisable, la vague qui nous porte, génération après génération.

Si la liberté est sacrée, sacrés sont ceux qui la défendent.
Jean Marc Henry

 

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17 hours ago

Jean Marc Henry

Nous ne sommes pas de la chair à canon.

Votre vie est la seule chose sacrée. Personne ne mourra pour vous.
Nous n’avons qu’une seule vie. Si vos rêves sont menacés, ce ne sont pas des discours qui les tireront de la mâchoire des meurtries. C’est votre seul désir d’être. Il m’a fallu des années, oui de longues années pour comprendre que la mort ne répare pas la vie. Votre langage est étranger à la Horde des criminels. Il est l'innocence. Et la Horde des puissants ne sait traduire que par le canon. Votre mort. Notre mort.

Ca m’arrive souvent de penser à ces mères dont les yeux sont creusés à force de débordement ; à force de pleurer des êtres arrachés à la vie. Des êtres morts tués disparus... À ces êtres qui pouvaient encore fleurir, jouir de la vie, à vous, les militaires lâchés vos armes stop, la destruction de nos peuples.

nous atteindrons le moment où l’ordre actuel va s’effondrer et où le monde va plonger dans une phase d’anarchie violente, comme il l’a déjà vécu au cours des deux derniers siècles. Le coût de cette descente aux enfers, en matière de vies et de richesses, de libertés et d’espoirs perdus, défiera l’entendement.

Sur les joues de nos mômes. Coule trop de larmes. Je ne cesserais jamais de dire que j'ai honte d'être un homme. Posons les armes !

Où nous en sommes exactement dans ce scénario aujourd’hui, à quelle distance du point d’intersection se trouvent les tendances dominantes du monde actuel, c’est, comme toujours, impossible à déterminer. Sommes-nous à trois ou à quinze ans d’une guerre mondiale? Ce qui est sûr, c’est que nous sommes engagés dans cette direction.

L’heure n’est plus aux mascarades pour la conquête d’un pouvoir. Si nos dirigeants installent dans les esprits la notion « nitroglycérine », du « moi d’abord » du « chacun pour soi » la haine grandira emportant la pensée et la liberté.

La guerre se profile. Il est de notre devoir d’éviter cette catastrophe. Il est de notre responsabilité de dire que les conflits ne sont pas nécessaires pour rétablir la paix. Personne ne gagne jamais dans les conflits. La peur engendrée par l’idée de la guerre n’a rien à voir avec l’intelligence.

La poudre vient à nous et nous allons vers elle. Ne nous laissons pas entraîner, nous sommes les acteurs de notre futur et nous nous devons d’oser rêver encore et toujours pour la paix des peuples.
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2 days ago

Jean Marc Henry

L’expérience est un vécu qui laisse son empreinte dans ce temps qui s’écoule et qui ne s’arrête qu’avec la mort.

Je suis aujourd’hui uniquement défini par la somme de mes expériences passées. L’existence humaine suppose la capacité de retenir le temps dans le souvenir : même si le temps est irréversible, j’ai le pouvoir de le convoquer de nouveau par le biais de ma mémoire. Celle-ci garde des empreintes du passé.

L’expérience est le nom qu’on donne à ses erreurs.

Si l’on est suffisamment pragmatique, les expériences malheureuses, comme les expériences heureuses peuvent avoir le même poids. Le choix d’un modèle de société n’a jamais été le résultat d’une science pure, malgré l’expérience acquise des civilisations « avancées » on disparu !

Nos expériences nous parlent du présent, du passé, du futur. Notre évolution en conscience se situe en quatre-temps : celui qui n’est plus – celui qui est déjà là – (présent dans les esprits) celui qui est encore là – celui qui est à venir.

Je ne suis donc ce que mon passé a fait de moi. Certes, la mémoire est indispensable à l'identité. Mais nous ne devons pas la penser comme un frein, un poids, qui nous empêchent d'avancer et d'être ce que nous voulons être. Il nous appartient de l'utiliser pour nous projeter vers l'avenir sans être retenu dans le passé. Nous dirons alors plutôt que nous sommes ce que nous faisons de notre avenir.

Ce qui fait que je suis moi, ce qui fait ce que je suis, c'est d'abord en effet ce sentiment et cette certitude immédiats que j'ai à être moi et personne d'autre.

Mais mon passé ne détermine pas l'ensemble de mon existence. Je peux, aujourd’hui, à chaque instant, décider de ce que je veux faire de ma vie. Celle-ci est ouverte sur un futur qui est pour moi une page vierge à remplir.

« La vie est une leçon, quoiqu’il arrive, j’apprends ».
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